L’angle mort du marché du travail

6/01/2026 | Non classé

Et si la solution était simplement de regarder la réalité en face ?

Chaque année, on nous parle de pénuries de talents dans presque tous les secteurs : ingénierie, santé, numérique, management, conseil…
Et pourtant, des milliers de professionnels expérimentés de 55 ans et plus restent en marge. Trop souvent ignorés, exclus, voire perçus comme « dépassés ».

Mais si le véritable problème n’était pas leur âge, mais plutôt notre regard étriqué sur leurs compétences ?


Des chiffres qui interpellent

En 2023, le taux d’emploi des 60–64 ans en France atteint 41,6 % un record national, certes, mais encore loin derrière des pays comme l’Allemagne (70 %).
Et ce n’est pas par manque de volonté : une grande partie des seniors souhaitent continuer à contribuer, à condition qu’on leur en donne les moyens.

Discriminations dans l’emploi des plus de 50 ans : un tiers des seniors se disent inquiets quant à leur avenir professionnel
Ce ressenti généralisé constitue un véritable frein à leur retour à l’emploi souvent bien plus que leurs éventuelles lacunes techniques.


Trois idées reçues qui freinent encore l’accès à l’emploi des seniors

« Ils coûtent trop cher »

C’est vrai que les professionnels expérimentés ont parfois des prétentions salariales plus élevées.
Mais cela est souvent compensé par une productivité immédiate, une grande autonomie et une fidélité à long terme.
Et surtout, beaucoup sont prêts à envisager des formats de travail flexibles : temps partiel, missions ponctuelles, ou portage salarial.

« Ils ne sont plus à jour »

Leur capacité d’adaptation est largement sous-estimée. S’ils ont parfois besoin de soutien pour actualiser leurs compétences, la formation ciblée ou le mentorat inversé sont des solutions efficaces.

« Ils vont partir à la retraite dans trois ans »

Et alors ? Trois ans de contribution à forte valeur ajoutée valent mieux qu’un CDI tiède.
De plus, de plus en plus de seniors souhaitent continuer à travailler au-delà de l’âge légal, souvent à un rythme différent, motivés par des raisons financières mais aussi par la recherche de sens.


Le vrai blocage : les process RH

Ce sont souvent les entreprises elles-mêmes qui fabriquent l’exclusion :

Les algorithmes de tri de CV privilégient automatiquement les profils jeunes.

Les fiches de poste sont pensées pour des profils juniors, mobiles, multi-tâches.

Les recruteurs sont rarement formés à valoriser une carrière de 30 ans sans la voir comme figée.

Résultat : des viviers entiers de talents expérimentés sont invisibilisés, alors qu’ils pourraient sécuriser les projets, stabiliser les équipes et transmettre des savoirs précieux.


Et si on changeait de regard ?

Voici des cas bien réels :

Une ancienne dirigeante devenue consultante freelance pour accompagner des PME sur leur stratégie.

Une infirmière retraitée qui anime des sessions de formation dans un institut de santé.

Un ex-responsable RH qui coache les jeunes managers dans une start-up en croissance.

Un ingénieur qui transmet son expertise 2 jours par semaine via le portage salarial.

Ces exemples ne sont pas des exceptions. Ce sont les nouveaux modèles d’activité post-50 ans.
Et c’est exactement ce que propose EVERDYNE à travers ses solutions sur mesure pour :

Permettre aux seniors de continuer à travailler dans des conditions justes et souples, aider les entreprises à anticiper le virage démographique, et mettre en valeur concrètement l’expertise des plus de 55 ans dans un monde du travail qui se transforme.


Ce n’est pas une question d’âge, mais de perception

Tant qu’on continuera à voir les plus de 55 ans comme des profils “à écarter”, on se privera d’un levier de performance évident.
Mais si on commence à les considérer comme des alliés du changement, de la transmission et d’une innovation plus humaine, alors on ouvre la voie à un modèle de société beaucoup plus durable, et vraiment inclusif.

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